Daredevil 16 (100%) – A chacun son dû

Résumé :
De retour d’Europe, Matt Murdock doit défendre un super-vilain accusé de meurtre tandis qu’Hell’s Kitchen est en proie au chaos. Pour couronner le tout, son couple commence à battre de l’aile ! Le plus inquiétant est que tout cela semble être lié… Une saga intense dont la fin promet de grands bouleversements dans l’univers du héros…

Mon avis :
A cause de la rupture/non réédition (merci panini) et des prix exorbitants (merci les charognards d’ebay) proposés pour le volume 14, j’ai du débuter le run de Brubaker (auteur également de Criminal chez Delcourt) par le volume 15 (soit le second tome de cette aventure). Mais, suite au très bon run de Bendis et Maalev (tomes 4 au 13), cette première incursion dans l’univers DD « made in Brubaker » ne m’avait pas réellement emballée. Lecture du tome 16…
Après un passage en Europe, Matt Murdock revient, dans ce seizième volume à Hell’s Kitchen. Retour dans les rues sombres, retour parmi les petits et les gros malfrats. A Daredevil de retrouver ses démons donc. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’il en prend, lui et son entourage, plein la tête ! Les auteurs n’y vont pas de main morte pour maltraiter le diable rouge et force et de constater que ça fonctionne plutôt pas mal. Le graphisme, assez déstabilisant au départ, s’accorde très bien avec cette atmosphère sombre et renforce l’aspect glauque du récit.
Le final est de plus assez terrible. Bref, je suis très impatient de lire la suite et même impatient de voir ce personnage encore plus malmené.




Pour Sanpei T 1 & 2

Résumé :
Sanpei est un sexagénaire à la retraite, un peu bougon et renfermé. Après la mort de sa femme, alors qu’il trie ses affaires, il tombe par hasard sur un carnet. À sa lecture, Sanpei découvre que sa femme a pris le temps de noter tout ce qui pourrait être utile à son époux afin de lui faciliter la vie : les goûts de sa petite fille, les recettes de cuisines essentielles, comment recoudre un bouton, comment repasser, etc. Au rythme de petites anecdotes du quotidien, on fait plus ample connaissance avec cette famille et ses souvenirs.

Mon avis :
Pour Sanpei, réalisé par la mangaka Fumiyo Kouno, décrit des scènes du quotidien de façons touchantes et drôles à la fois. Par une narration simple et une succession de courts chapitres, l’auteur fait que l’on s’attache très rapidement aux différents personnages.
Ce manga, qui n’a pas rencontré un grand succès lors de sa sortie, est une grande bouffé d’air frais. Par son sujet, ce livre est à rapprocher du dernier Taniguchi paru, « Les années douces », avec le sourire et la sensation de plénitude en plus.
Vivement conseillé donc !




Bakuman T 1 & 2

Résumé :
Moritaka Mashiro possède un don évident pour le dessin. Il est secrètement amoureux de Miho Azuki. Akito Takagi, le meilleur élève de sa classe, écrit des scénarios et souhaite que Mashiro les transpose en manga. La lente ascension pour réaliser le meilleur manga jamais édité commence !

Mon avis :
Bakuman, c’est le manga dont on parle en ce moment et que kana, à grands renforts de « par les auteurs de Death note », semble vouloir rentabiliser au maximum. Alors, comme le spécifie le résumé, c’est l’histoire d’un joueur de go qui est débutant mais qui a un don évident et, après de multiples revers, va battre celui qui fait du go depuis tout petit, Akira Toya ah non… ça c’est Hikaru no go. Donc, Bakuman, c’est un manga de sport avec un jeune novice mais qui a un don qui va, après de multiples revers, battre celui qui pratique ce sport depuis tout petit ah non… bref, Bakuman c’est un manga qui parle d’adolescents qui veulent devenir mangaka. Alors bien sûr ils sont débutants (presque en fait) et ils vont être confrontés à un jeune loup, pas du tout caricatural (genre mélange Akira Toya (de Hikaru) au L (de Death note) vous imaginez le topo…), carrément trop fort mais pas très gentil (rooh). On imagine donc que nos deux sympathiques héros, même si le chemin sera long et les déceptions nombreuses, sortiront vainqueurs de tout cet imbroglio pour nous pondre le meilleur manga jamais édité (rien que ça ! A la poubelle les Akira et autres Nausicaa !!). Bon, c’est du shonen et ça en respecte bien les codes : gentils/méchants ; obstacles/quête ; trésor. Bon… et bien effectivement, Bakuman a quelques côtés intéressants quand il nous décrit le milieu et la création du manga au Japon (même si honnêtement on n’apprend pas réellement beaucoup de choses (vote des lecteurs ; nemus/story-board…)) mais cela représente malheureusement moins du 1/3 du manga. La majeure partie du récit est, en effet, polluée par des amourettes ridicules d’adolescents (je t’aime mais on se mariera quand mon manga sera adaptée en série tv et que tu seras doubleuse dedans ! D’ici là, on ne se parle plus…) et les réflexions bien machistes sur la place de la femme dans la société (et je passe sur le « méchant » caricatural au possible). Alors certes, vous trouverez, au travers de nombreuses pages sur le web, des critiques complètement opposées à la mienne mais pour ma part (et vous l’avez compris), Bakuman, je n’adhère pas du tout.




Le samouraï bambou


Résumé :
Soîchirô, samouraï sans maître, passe ses journées paisiblement, à flâner, à discuter avec les enfants. Jusqu’au jour où des hommes lui cherchent querelle et où il dégaine son sabre et les châtie facilement… Pour s’éviter la tentation de le dégainer, Soîchirô décide de ne plus porter à sa ceinture qu’un sabre de bambou. Ainsi commence sa nouvelle vie d’homme fort, faiblement armé!

Mon avis :
Certes, les détracteurs de Taiyo Matsumoto sont fréquents sur le web, on voit sur la plupart des pages les critiques se demander ce que peut bien raconter ce manga nébuleux, comment suivre ce dessin anguleux et cette narration difficile à aborder, c’est à se demander comment Kana arrive à rentabiliser ses parutions (sans doute en les vendant à des prix outranciers à des fans tels que moi). Pourtant, Taiyo Matsumoto est un véritable maître du neuvième art. Auteur de nombreux chefs d’œuvres tels que Amer beton (son plus connu), Ping pong, Number five ou encore Gogo monster ce mangaka n’est, certes, pas facile d’accès et demande un investissement certains à chacun de ses lecteurs. Pourtant, et ce pour chacune de ses œuvres, le travail se révèle oh combien payant car Taiyo Matsumoto réalise des livres formidablement beaux avec des histoires bien plus profondes et cohérentes que certains ne veulent le croire. Alors certes, ce n’est pas un auteur grand public, mais pour ceux qui aime le neuvième art, Taiyo Matsumoto en est l’un de ses plus dignes représentant et le Samouraï bambou est une œuvre magique.
Bref, vous l’aurez compris, je suis fan de Matsumoto (Taiyo et pas Leiji) et le Samouraï bambou confirme tout le bien que je pensais déjà de cet auteur.




Jeronimus T3

Résumé :
29 octobre 1628, le Batavia quitte le port d’Amsterdam. À son bord, 341 personnes, dont 38 femmes et enfants: des marins, des artisans, des soldats, des officiers et quelques passagers qui voyageront sur le Château arrière, le lieu de l’élite du navire. Le navire appartient à la toute-puissante Compagnie hollandaise des Indes orientales, la VOC. Il doit rejoindre Java pour y charger les épices qui font la richesse des actionnaires de la Compagnie.

Mon avis :
Parution du troisième et dernier volume donc, la semaine dernière. L’occasion de relire les deux premiers et de se rendre compte, encore une fois, de l’intensité du récit livré par Dabitch et Pendanx.
Un troisième volume dans la continuité, délivrant l’effroyable conclusion de ce récit. Pourtant, là où j’avais trouvé les deux premiers volumes d’une atmosphère oppressante, je me suis, dans ce dernier tome, malgré la terrifiante situation ici contée, sentis plus détaché du récit. Là où les hors textes étaient en parfait accord avec le récit dans les premiers volumes, je les ai sentis un peu trop présents dans ce tome. En fait, j’ai trouvé la conclusion un peu longue, les personnages moins creusés, l’approximatif un peu trop présent… Attention, ça reste toujours de l’excellente bd mais je suis un peu déçu… Il faudra sans doute que je le relise un peu plus tard pour peut être l’apprécier à sa juste valeur. Il n’en reste pas moins que Jeronimus est une excellente série et une grande leçon d’Histoire, à lire absolument.




DC Universe HS 18 – Superman – Brainiac

Je ne pensais pas lire un jour les aventures du héros en slip et collants et pourtant, cédant aux critiques positives glanées ci et là sur le web, grand mal m’en a pris. C’est du tout bon et ça donne envie de se plonger dans la suite (La nouvelle Krypton) à paraître en DC big book en octobre chez Panini.




Les années douces

Résumé :
Dans le café où elle a ses habitudes, une trentenaire, Tsukiko, fait la connaissance d’un homme solitaire et élégant, de plus de trente ans son aîné. Elle réalise qu’elle le connaît : il fut autrefois son professeur de japonais. Elle est célibataire, il est veuf. Complices, ils prennent l’habitude de se revoir dans le même café, au hasard de leur emploi du temps, puis, bientôt, d’improviser des sorties ensemble. Insensiblement, à petites touches légères, une connivence s’établit, puis une véritable affection, et peut être même…

Mon avis :
Depuis quelques années, je suis assez circonspect à la sortie de chaque nouveau (nouvelle dirait F. Boilet) manga de Jiro Taniguchi. Non que je n’aime pas l’auteur, bien au contraire, je pourrais citer, dans mes plus grands souvenirs de lecteurs, des titres tels que Quartier lointain, Le journal de mon père, L’homme qui marche, Au temps de Botchan, Le gourmet solitaire, L’orme du Caucase et même, pourquoi pas, Le sommet des Dieux. Néanmoins, depuis quelques années, il semble que ce qui faisait la patte Taniguchi, cette espèce de rêverie contemplative, ce quotidien sublimé, que cette essence ait quitté ses mangas. L’auteur m’a alors souvent déçu (Un ciel radieux, La montagne magique, …) au point que je m’en éloigne un peu. Néanmoins, l’année dernière, sans être totalement transcendant, sa pseudo autobiographie, Un zoo en hiver avait un peu relevé le niveau. Taniguchi revient cette fois, dans Les années douces, avec une adaptation d’un roman. Et… on retrouve le Taniguchi que l’on a bien connu. Non pas au niveau de ses meilleures œuvres mais je doit avouer avoir passé un bon moment à lecture ce premier diptyque et que ce sera avec plaisir que je me plongerais dans le second dès sa parution. A conseiller donc à ceux qui ont déjà épuisé toutes les perles des précédents Taniguchi pour les autres, je ne saurais que trop les encourager à lire la liste de ces chefs d’œuvres cités un peu plus haut.




Batman Universe

Parution du second volume du nouveau bimensuel « made in dc » Batman Universe et conclusion de la mini-série Battle for the cowl (la succession de Bruce Wayne quoi…). Alors, autant le premier volume m’avait emballé (je suis, avec mes 3 mois, un jeune et tout frais nouveau lecteur de comics marvel/dc), autant le second numéro m’a semblé nettement plus rébarbatif. J’ai trouvé cela assez creux, plutôt longuet et demandant beaucoup de références aux nombreux personnages peuplant les rues de Gotham pour véritablement bien cerner tous les enjeux du récit. Reste la conclusion, certes prévisible mais, bien amenée et superbement interprétée qui donne envie d’en reprendre une fournée d’autant plus que le prochain numéro accueillera la nouvelle série de Grant Morrisson (l’auteur du fantastique Arkham Asylum).