Les Seigneurs de Bagdad

Résumé :
Bagdad, 2003 : quatre lions emprisonnés dans le zoo, sont libérés suite à un raid aérien de l’armée américaine. Un jeune mâle dominant, deux femelles de deux âges différents et un petit lionceau vont découvrir, en errant dans la ville dévastée, que cette liberté soudaine s’avère plus dangereuse que leur ancienne prison dorée.

Mon avis, en quelques mots :
Brian Vaughan (Y le dernier homme) s’inspire ici d’un fait réel pour livrer une courte escapade animalière au milieu d’un Bagdad déchiré par le feu des bombes.
Graphiquement, les planches sont sublimes et, ce qui est souvent assez difficile à réaliser, les fauves, antilopes et autres, ainsi que les postures animalières sont complètement réussis.
Le scénario, relativement simple, est touchant et les relations entre les félins amenées de manière non manichéenne. Néanmoins, à la différence de Nou3, plus pertinent sur ce point, les lions de ce roman graphique me semblent adopter une psychologie et des conversations un peu trop humaines. Il faut donc adhérer un minimum pour savourer ce récit sous peine de passer complètement à côté.

Verdict :
Graphiquement sublime, une lecture touchante pour peu que l’on réussisse à y entrer.